- Jean-Philippe Vidal  -

"Jazz as a way of life"

"Jean-Philippe, you have in your writing a natural born sense of swing which reaches along with the notes, a kind of perfection in the treatment of colors and collected sounds of the orchestra"  Bob Florence

La belle aventure du Côte Ouest Big Band

par Philippe Hervouët

( Extraits du livre "Down by the River Loire")

En 1969, un collégien ami du fils de Monsieur Allanic, qui tenait la salle de bal du Chalet Suisse, place Zola, pénètre dans cet établissement un soir que l’orchestre répétait. Monsieur Allanic aimait bien le jazz et faisait travailler Bob Dickson et son orchestre de variétés pour des après-midi dansants, le dimanche. Mais ce jour-là, c’est son big band de jazz que Dickson fait répéter. Ce jeune garçon, Jean-Philippe Vidal, élève de sixième à Jules Verne, a beaucoup écouté Ray Conniff, Bert Kaempfert dans la discothèque parentale mais se passionne avant tout pour Benny Goodman. Il est donc prédisposé à découvrir avec émerveillement le son d’un grand orchestre de jazz en live. Un véritable choc qui transformera sa vie. Non seulement Jean-Philippe Vidal deviendra par la suite, un musicien de Dickson, mais il montera, lui aussi, un Big Band et prendra, en quelque sorte, sa succession en en faisant son métier.

Jean-Philippe a commencé très tôt. Dès l’âge de sept ans, il a été initié à la clarinette au conservatoire de la rue Harrouys, puis à quatorze, il se met au saxophone qu’il apprend par lui-même. Faisant preuve d’un talent très prometteur, il débute l’année suivante dans une petite formation qui s’appelle Le Jazz Pott avec Maryvonne Robin au piano, Loïc Robin à la contrebasse, Roland Labbé à la batterie et lui-même au ténor. Tous les vendredis soirs, ils jouent à La Machine, le night-club du golf de Vigneux situé sur la route de la Baule, qui deviendra le Macumba. Dans le même temps, il officie également au sein d’un groupe de musiciens Nouvelle-Orléans, les Salsifis Stompers, et participe à un orchestre style Django avec un violoniste, François Lesquer et Thierry Marchiset  à la guitare, lui-même à la clarinette jouant le rôle d’Hubert Rostaing dans le quintette du HCF.

Emission de télévision avec le Jazz Pott

 

Il se joint ensuite au Holy Twenties Orchestra qui compte alors trois saxophonistes (dont Claude « Barney » Yviquel au ténor, lui-même étant à l’alto et à la clarinette), deux trompettes (Louis Régnier et Jacques Thibault), un trombone (Jean-Pol Marchand), un soubassophone, un banjo-guitare (Philippe Daviaut), un piano et une batterie. Puis il entre donc dans le deuxième orchestre qu’a monté Bob Dickson.

En 1978, il joue donc dans quatre formations en même temps et crée lui-même en 1981 un orchestre de neuf musiciens dont il écrit les arrangements.

Aussi, en 1982, quand l’orchestre de Bob Dickson est dissous, Jean-Philippe Vidal complète son nonette en reprenant plusieurs de ses musiciens et crée le Côte Ouest Big Band. Cette formation toujours très active aujourd'hui, connaît une popularité qui dépasse de beaucoup le cadre régional et illustre le grand répertoire du jazz dans ce qu’il a de meilleur. Le nom de l’orchestre est avant tout une référence au style West Coast que Jean-Philippe Vidal entend privilégier dans son répertoire. Quelques années après, quand la mairie lancera le slogan de L’Effet côte ouest, pour revaloriser l’image de Nantes, Guy Laurent, directeur de la communication de la ville, pourra glisser à Jean-Philippe Vidal en plaisantant : « vous voyez qu’on vous a suivi ! »

Avec les Salsifis Stompers

 

Avec le Holy Twenties Orchestra

 

L’idée fondamentale, qui le pousse au départ, est d’interpréter des standards du jazz tout en créant un son d’orchestre original grâce à des arrangements personnels. Il instaure un esprit d’émulation permettant à ses musiciens, dont certains n’ont qu’une connaissance limitée du jazz - notamment ceux qui viennent du classique    de maîtriser parfaitement les phrasés et les différents styles. Pour cela, l’orchestre travaille beaucoup et répète tous les lundis au café de l’Europe, puis dans un studio d’enregistrement dans le quartier Zola  le studio du Chesnay.

La première apparition de ce big band en public a lieu au Tie Break, café club du quartier de la Juiverie où Jean-Philippe s’est déjà souvent produit en quintet avec le trompettiste Billy Corcuff. Le Tie Break, en ce début des années quatre-vingt, est devenu un haut lieu jazzistique à Nantes. Le répertoire de l'orchestre est assez éclectique et va de Benny Goodman à Stan Kenton en passant par Glenn Miller, Billy May et Les Brown, arrangeurs que Jean-Philippe Vidal affectionne particulièrement.

Dans l'orchestre de Bob Dickson

 

Pourquoi miser sur ce répertoire qui remonte alors à une trentaine d’années au moins ?
Jean-Philippe Vidal s’en est lui-même expliqué dans une interview au magazine Plein Ouest : « Aujourd’hui, je pense que le jazz est vraiment une musique de répertoire, donc une musique devenue intemporelle. En même temps, c’est pleinement une musique d’aujourd’hui, car nous ré-interprétons sans cesse le fonds existant. De toute façon, je crois que, comme disait Cocteau, « on ne chante bien que sur son arbre généalogique». C’est-à-dire que, pour faire du jazz aujourd’hui, il faut avoir en soi tout le jazz antérieur. On ne s’improvise pas musicien ou chef d’orchestre comme cela, sans connaître tous les prédécesseurs ».

Très vite, Jean-Philippe Vidal, qui a également un faible pour les chanteuses mythiques des années cinquante, fait intervenir la voix dans la musique qu’il produit. Des crooners et chanteuses se mêlent à l’orchestre et même un choeur dans l’esprit de Lambert, Hendricks et Ross, les Swing Voices, qu’il a créé avec Veronika Rodriguez.En avril 1985, il remporte un vif succès en présentant cette nouvelle formule lors d’un premier concert à l’Hermitage de la Baule. En 1986, l’orchestre enregistre son premier disque, un trente centimètres intitulé Sacrée boulette.

Un peu plus tard, Jean-Philippe Vidal décline une partie de son orchestre avec le Hylton Music Lovers, formation comprenant 2 trompettes (dont Jean Piroux également violoniste), un trombone, 3 saxes, une pianiste (Sylvie Hérissé), un contrebassiste (Stéphane Diaz), un batteur (Bernard Morellec) mais également un crooner brillantiné Pascal Ferré et un quatuor à cordes emmené par Maud Caron. Avec le plus grand sérieux, ils jouent, sous forme d’une amusante parodie, le répertoire de l’orchestre anglais d’avant-guerre de Jack Hylton, une façon de faire revivre un certain jazz blanc, qui fut aussi celui de Paul Whiteman - et de ses épigones jusqu’à Ray Ventura et Raymond Legrand. Le 3 février 1987, dans la grande salle de l’Olympia archicomble, cinéma de la rue Franklin disparu depuis, les Nantais vont pouvoir découvrir avec un peu d’étonnement puis avec délectation les sonorités d’un autre âge produits par tous ces musiciens dans leurs différents styles.

La première partie est consacrée aux années 30 avec le Hylton Music Lovers, la seconde essentiellement au style West Coast, avec les Swing Voices, les chanteuses Veronika Rodriguez et Sara Lazarus, toutes deux quasiment inconnues à l’époque.

Amusant paradoxe : en 2005, la française Veronika remportera à New York le prix du meilleur concert de l’année (catégorie jazz  Manhattan AC) et Sara l’américaine réapparaîtra en France dans l’actualité du jazz grâce à son disque Give me the simple life.

Le concert remportera un succès incroyable. Veronika Rodriguez devient bientôt la chanteuse en titre du Côte Ouest Big Band et l’orchestre s’oriente davantage encore vers le style de Kenton, de Shorty Rogers et de Woody Herman. Il joue pour des municipalités, des entreprises, lors de soirées privées, dans de grands hôtels comme l’Hermitage, dont il devient un habitué (cf . CD Radio Days). En 1988, au Festival de Jacksonville, Jean-Philippe Vidal présente un sextette issu de l’orchestre (sauf le rennais Joël Toussaint à la batterie) et joue devant cinquante mille personnes entre les formations de Maynard Ferguson et de Louie Bellson. Une consécration pour ce passionné de West Coast et l'occasion de se créer de solides amitiés parmi les musiciens américains !

Son Big Band est bientôt classé par le jury France Inter parmi les 5 meilleurs grands orchestres de jazz français, aux côtés de formations aussi prestigieuses que l’Orchestre National de Jazz (ONJ) et les orchestres de Martial Solal ou de Claude Bolling. Dans la revue Jazzman, le critique Alain Tercinet peut écrire : « le Big Band Côte Ouest tourne comme un moteur de Bugatti : des tutti de cuivres à faire frémir d’aise Stan Kenton, une section de saxes qui ressuscite l’esprit et la lettre des fameux Brothers, de savoureux solos, des arrangements somptueux& Ecoutez& cela se passe de commentaires ! » (cf. CD  S wonderful !)

Dans un style sensiblement différent, un orchestre de musiciens régionaux est constitué en 1987 pour participer à une création de Martial Solal dans le cadre d’Odyssée 87, un cycle consacré à la musique contemporaine dans lequel le jazz a évidemment sa place. Martial Solal donnera en première mondiale sa Fantaisie Nantaise à la salle Paul Fort accompagné par un orchestre issu à 90% du Big Band Côte Ouest. « J’ai baptisé cette composition en référence au lieu où elle se crée, a expliqué Solal. Je ne m’attendais pas à y trouver un ensemble de musiciens d’aussi bonne qualité. Ils jouent ma partition comme s’ils l’avaient jouée toute leur vie ».

 

Vers 1989, le Big Band Côte Ouest fait l’objet de plus en plus de demandes à Paris et en France. Jean-Philippe Vidal décide de se consacrer davantage à son orchestre. Il deviendra professionnel à part entière  vers la fin des années quatre-vingt-dix. Il commence par faire évoluer la formule de l’orchestre et, à l’instar de Basie ou d’Ellington jadis, est amené à gérer celui-ci comme une véritable entreprise. Pour cela, il crée une société, Côte Ouest Productions, puis entend renforcer et professionnaliser davantage ses effectifs afin de pouvoir répondre à la demande où qu’elle se manifeste en France ou ailleurs. Il faut désormais pouvoir compter sur des musiciens disponibles à tout moment, capables éventuellement de jouer d’autres musiques telles, que le rock et les mobiliser si possible sur place, sans être obligé de déplacer un véritable contingent à chaque concert.

Bientôt, il va gérer un véritable réseau de musiciens, qu’il va constituer en recherchant l’excellence. « À cette époque, je me suis dit : il me faut les meilleurs musiciens français. Je les ai donc contactés sans trop y croire. Et j’ai été assez étonné qu’ils se montrent enchantés de venir travailler dans notre orchestre ». Petit à petit, il est rejoint par des musiciens de top niveau comme, entre autres, les trompettistes Christian Martinez ou Michel Feugère, le saxophoniste Pierre Mimran, le tromboniste Guy Figlionlos ou Richard Portier à la batterie.

Dans le même temps, Veronika Rodriguez prend  de plus en plus d’importance au sein de l’ensemble. Il faut dire que ses apparitions en scène ne peuvent laisser indifférent. Chevelure de jais, long fourreau et émouvant décolleté, bras hautement gantés, telle Rita Hayworth dans Gilda, son personnage nous ramène à la période mythique de la scène américaine. Ses auditeurs, quand elle se met à chanter, ont certainement les yeux qui leur sortent des orbites, mais il ne leur viendrait pas à l’idée de tambouriner leur table à coups de poings tant ils sont attentifs à ce qu’elle donne à entendre. Car Veronika a certainement une voix et un tempérament qui accrochent et lui permettent de maîtriser parfaitement le grand répertoire des standards illustrés par les plus grandes chanteuses, d’Ella Fitzgerald à Anita O’Day. Sans parler de son jeu de scène à la fois sobre et plein de charme.

En fait, elle a une façon de chanter extrêmement pudique (mais façon fournaise sous la glace). Musicalement, même si elle s’inscrit dans la tradition West Coast : quasi absence de vibrato, une tonalité d’alto avec un souffle derrière la voix, qui font penser à ces chanteuses blanches de la grande époque que furent Doris Day, Chris Connor, June Christie, Anita O’Day& elle possède une véritable originalité. Ainsi, comme l’écrit Pierre Shavey, « son timbre, le délié de sa diction, sa manière de placer les mots, sa grâce, sa sensualité et sa séduction n’appartiennent qu’à elle. Une perle ! ». Alain Tercinet, l’un des critiques de jazz les plus autorisés et auteur d’un livre sur le jazz West Coast, a écrit de Veronika Rodriguez qu’elle était « la meilleure voix de jazz française ». Son CD Isn’t it romantic ? recevra le prix du Meilleur jazz vocal à Tokyo. En octobre 2005, elle se produit au Danny’s Skylight Room de New York  accompagnée par Jean-Philippe au ténor et la rythmique de Yaron Gershovsky (le pianiste des Manhattan Transfer) et aura droit à une standing ovation en présence, entre autres, de Blossom Dearie, Annie Ross et Margaret Whiting.

En 1991, le Big Band entreprend une tournée aux Etats-Unis puis fête en 1992 ses dix ans d’existence sous le parrainage du saxophoniste Jean-Claude Fohrenbach, avec qui Jean-Philippe Vidal est ami. (cf. VHS : A Swingin’Birthday). Dans les années qui suivront, l’orchestre jouera à Amsterdam, New-York, Seattle, Hambourg, Londres, Berlin. Dans un casino de Las Vegas, il se produira en première partie de Harry Connick Junior. Au Jazz Club Lionel Hampton du Méridien, il accompagnera Benny Carter, l’un des inventeurs du saxo alto en jazz et également Clark Terry, l’un des trompettistes les plus prestigieux, ancien de chez Duke Ellington et de chez Count Basie.

Les lieux prestigieux s’enchaînent pour Veronika et le Côte Ouest Big Band. En 1996, Veronika remporte le Micro d’or lors du Festival de jazz de Hambourg. A l’Opéra Garnier, à l’occasion d’un gala de l’École Nationale des Arts et Métiers, elle chante devant des centaines de notabilités en smokings et robes longues, et est félicitée par Chirac. Puis en 1997, l’orchestre, pour fêter ses quinze ans d’existence,  invite celui qui fut sans doute le meilleur crooner français, Sacha Distel, à qui il veut en même temps rendre hommage en tant que jazzman, puisqu’il fut l’ un des plus talentueux guitaristes.  Sacha interprète lors de cette soirée non pas le répertoire de sa carrière, mais les grands standards chantés jadis par Mel Tormé ou Dean Martin, accompagné avec gourmandise par le Big Band dans sa meilleure forme. Il rend également hommage aux duets de Frank Sinatra avec Veronika. Sacha et Jean-Philippe deviennent alors amis et leur collaboration musicale durera jusqu’au décès de Sacha. (cf. CD It had to be you)

Un autre des bons souvenirs de Jean-Philippe Vidal se situe à Saint-Jean-Cap-Ferrat, près de Cannes. Là, une comtesse italienne richissime  et jazzophile  fête tous les ans son anniversaire en invitant ses amis sur sa terrasse dominant la mer, mitoyenne avec celle de Bill Gates, au son d un des meilleurs orchestres du monde. Une année, où figurent notamment parmi les invités Raymond Barre et le PDG de Heinz (57 varieties), beau-frère de John Kerry, c est le Côte Ouest Big Band  qui est choisi ! Il succède au même endroit aux grands orchestres de Count Basie, Duke Ellington, Woody Herman& une délicieuse soirée !

Pendant toute cette période, le Côte Ouest Big Band est également très présent à Nantes, ville natale de Jean-Philippe, surtout au cours des années 93 et 94, où il anime au CCO (Centre de Communication de l’Ouest) des soirées intitulées Les grands crus du jazz. La formule qu'il a mise au point a tout de suite séduit Jean Amyot d’Inville, le maître des lieux. Elle consiste en un rendez-vous mensuel qui comprend un concert pédagogique présentant tour à tour les grands orchestres, compositeurs ou chanteurs de jazz avec, à l’entracte, la dégustation d’un grand cru présenté par un oenologue. Au cours de ces soirées, Jean-Philippe présente les morceaux les plus emblématiques de chaque orchestre évoqué et en explique l’originalité. Ainsi, au cours de la même soirée, il se souvient d’avoir interprété Moonlight Serenade, l’un des plus grands succès de Glenn Miller, de quatre façons différentes : comme l’aurait joué l’orchestre de Count Basie, celui de Duke Ellington, de Billy May et enfin l’interprétation originale.

La formule remporte énormément de succès et le public se presse chaque mois à ce rendez-vous de l’orchestre.  Elle se poursuivra au Mercure (Hôtel Central), puis au Wilton’s. Les entreprises ont la possibilité d’inviter leurs relations et clients et ne s’en privent pas. Si bien que Jean-Philippe Vidal s’en inspirera sur une échelle plus ambitieuse en organisant par la suite des Nuits du jazz réservées aux entreprises et organismes économiques.

Pour cela, il suscite tout d’abord la création d’un club, le Jazz Club des Entreprises, avec Jean-François Gendron (aujourd'hui Président de la Chambre de Commerce de Nantes), François-Xavier de Boüard (PDG de Sélectour), Yannick Poterie (Volvo) et quelques autres. Avec son concours, ce club organise en 2000 aux Salons Mauduit la première Nuit du Jazz des entreprises, qui devient vite dans le monde économique l’un des événements festifs les plus courus de l'année.

Fin 2005, ce Jazz Club des Entreprises regroupait plus de vingt sociétés locales d'horizons et de métiers différents et son rendez-vous annuel leur permettait ainsi qu'à celles voulant y participer d'inviter des clients, des partenaires, des prospects ou des collaborateurs, plus d’un millier de personnes en tout à chaque édition. Sur le plan musical, la puissance accueillante est, bien sûr, le Côte Ouest Big Band, qui sert d’écrin à des chanteurs ou musiciens vedettes internationales du jazz, invités pour l’occasion
(cf.
CD "La troisième Nuit du Jazz").

Au fil des ans, il met ainsi en valeur des talents multiples, dont les  trompettistes Bruce Adams et Jean-Loup Longnon, les saxophonistes Daniel Huck, Peter King et Ron Aprea, le pianiste Claude Bolling, le vibraphoniste Michel Hausser,  les chanteurs Michael Civisca,  Cab Calloway Jr, Thos Shipley, Richard Jackson, Colin Roy, les chanteuses Veronika Rodriguez, Cynthia Scott, Claire Martin, Mandy Gaines ou encore la new-yorkaise Nancy Kelly, titulaire d’un Grammy Award et plébiscitée par Down Beat. Avec un tempérament de tigresse, qui fait penser à celui d’une Tina Turner dans un tout autre genre. Celle-ci fera un malheur en démarrant son récital sur I’m beginning to see the light et Honeysuckle rose utilisant tous les modes possibles que lui offre son étonnante facilité à faire passer sa voix d’un registre à l’autre. 

Parmi ses invités les plus marquants : le chanteur et pianiste new yorkais John Meyer, une personnalité  très attachante, qui est devenu un des meilleurs amis de Jean-Philippe après lui avoir, autrefois, fait découvrir Manhattan. John Meyer est connu pour avoir composé un grand nombre de standards chantés par Liza Minnelli, Judy Garland ou Shirley Bassey. Les participants à ces Nuits du jazz ont tous en mémoire l’émotion qu’il provoqua en s’asseyant au piano pour chanter, de sa voix rocailleuse, un September in the rain plein de sensibilité.

Michael Civisca

John Meyer

 

Michel Hausser 

 

Cynthia Scott 

 

Claire Martin

Nancy Kelly 

 

Claude Bolling 

 

Bruce Adams 

Dans cette ambiance, avec des tables rondes d’une dizaine de personnes chacune entourant la  scène sous la forme d’un grand cabaret, chacun a pu, pendant quelques instants, s'imaginer réellement transporté quelque part dans le New-York des golden days. Autre fidèle des Nuits du Jazz : le journaliste Philippe Adler qui présente chaque année le concert avec l'érudition et l'humour qu'on lui connaît. (cf. DVD "La Nuit du Jazz")

En 2005, la  formule s'est étendue avec une "Nuit du Jazz Grand Public" organisée le lendemain soir. L'intégralité des bénéfices est reversée à une association caritative. Devant le succès de la première édition, cette autre Nuit du jazz est pérennisée elle aussi.

Avec le Côte Ouest Big Band, nous avons le privilège de posséder un grand orchestre, une formation capable de faire vivre et partager le patrimoine du meilleur jazz dans toute son authenticité, sans pour autant s’en tenir à une simple reconstitution.

Philippe Adler aux Nuits du Jazz

 

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